
Cagliari : Visite guidée du site de l'UNESCO Su Nuraxi di Barumini
- 5 à 6 h
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4,9(213 avis)
dès70 €/ pers.
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Une île convoitée par tous les empires de Méditerranée, et jamais vraiment assimilée par aucun. C'est le fil conducteur.
Mis à jour le
La Sardaigne a vu naître la civilisation nuragique vers 1900 avant notre ère, puis a été disputée par Carthage et Rome, qui la prend en 238 avant J.-C. Après Byzance, elle s'organise seule en quatre royaumes, les giudicati, avant de passer sous l'Aragon au XIVe siècle, puis à la Savoie en 1720. Elle entre dans l'Italie unifiée en 1861 et obtient un statut spécial d'autonomie en 1948.
Tours de pierre sèche, entre 1900 et 730 av. J.-C.
Rome prend l'île, au détriment de Carthage
Statut spécial d'autonomie, après 1861 et l'unité
Environ 7 000 nuraghes subsistent sur l'île, tours en pierre sèche édifiées entre 1900 et 730 avant notre ère environ. Aucune autre région de Méditerranée n'a produit un tel ensemble.
Ce que l'on ignore reste considérable : la civilisation nuragique n'a laissé aucun texte, et la fonction exacte des tours est débattue, entre forteresse, habitat, silo et lieu de culte. Le site de Su Nuraxi di Barumini est inscrit au patrimoine mondial depuis 1997. Voir notre page consacrée aux nuraghes.

Les nuraghes ne sont pas les plus anciens monuments de l'île. Bien avant eux, entre le Ve et le IIIe millénaire avant notre ère, les communautés néolithiques ont creusé dans la roche des milliers de tombes, les domus de janas, « maisons des fées ». Elles sont inscrites au patrimoine mondial depuis juillet 2025, second site sarde après Barumini. L'époque nuragique a ajouté ses propres sépultures collectives, les « tombes de géants », longues chambres précédées d'une façade en demi-cercle.
Su Nuraxi, à Barumini, ne se visite qu'avec un guide. Des excursions guidées y conduisent depuis Cagliari.



Cagliari : Visite guidée du site de l'UNESCO Su Nuraxi di Barumini
4,9(213 avis)
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Cagliari : visite de 4 heures du site UNESCO de Su Nuraxi à Barumini et des chevaux de la Giara
4,9(29 avis)
dès100 €/ pers.
Voir prix & disposLes Phéniciens fondent des comptoirs côtiers à partir du IXe siècle avant notre ère, dont Nora, Tharros et Bithia. Carthage prend le relais et impose sa domination sur les plaines céréalières.

Rome s'empare de l'île en 238 avant J.-C., dans le prolongement de la première guerre punique. Elle en fait une province, exploite le blé du Campidano et les mines de l'Iglesiente, mais ne contrôle jamais totalement l'intérieur montagneux, qu'elle nomme Barbaria. Le mot a donné Barbagia.
Le fil rouge de toute l'histoire sarde
Chaque puissance tient les côtes et les plaines, et bute sur les montagnes. Cette dualité entre une côte tournée vers l'extérieur et un intérieur replié explique encore beaucoup de choses sur l'île, de la langue aux traditions.
Après la chute de l'Empire romain, les Vandales puis Byzance se succèdent. L'affaiblissement du lien avec Constantinople laisse l'île s'organiser seule, à partir du IXe siècle, en quatre royaumes indépendants : Cagliari, Arborea, Torres (ou Logudoro) et Gallura.
C'est la période où la Sardaigne se gouverne elle-même, avec ses institutions et sa langue. Elle produit son texte le plus célèbre, la Carta de Logu, code de lois promulgué par Eleonora d'Arborea à la fin du XIVe siècle, resté en vigueur des siècles durant.

Eleonora reste la figure historique la plus populaire de l'île, et sa statue occupe la place centrale d'Oristano, l'ancienne capitale de son giudicato.
En 1297, la papauté attribue l'île à la couronne d'Aragon, qui doit ensuite la conquérir. Le giudicato d'Arborea résiste plus d'un siècle avant de céder. La domination ibérique dure jusqu'au début du XVIIIe siècle et laisse une empreinte profonde : architecture, vocabulaire, fêtes religieuses, et le catalan d'Alghero.

En 1720, à l'issue des recompositions consécutives à la guerre de Succession d'Espagne, l'île passe à la maison de Savoie. Ses ducs prennent le titre de rois de Sardaigne, et c'est ce royaume, dont le centre de gravité est en réalité à Turin, qui conduira l'unification italienne.
L'île y gagne un nom prestigieux et peu d'attention. Le editto delle chiudende de 1820, qui autorise la clôture des terres communes, désorganise durablement le monde pastoral sarde.
Au début de 1793, la France révolutionnaire tente de prendre l'île. Sa flotte bombarde Cagliari et débarque près de Quartu, tandis qu'au nord une seconde opération vise La Maddalena, avec parmi les officiers un jeune Napoléon Bonaparte. Les deux attaques échouent, repoussées en grande partie par des milices sardes. C'est la seule fois que la France a tenté de conquérir la Sardaigne, qui n'a jamais été française.
1793
Les attaques françaises sur Cagliari et La Maddalena échouent.
28 avril 1794
Cagliari expulse le vice-roi et les fonctionnaires piémontais.
1796
Défaite d'Angioy, qui finit sa vie en exil à Paris.
Forts de ce succès, les Sardes réclament au roi des réformes, dont la réservation des charges publiques aux insulaires. Le refus de Turin et l'arrestation de deux chefs du parti patriote mettent le feu aux poudres : le 28 avril 1794, Cagliari expulse le vice-roi et les fonctionnaires piémontais. Sassari et Alghero suivent.
Dans les mois suivants, le magistrat Giovanni Maria Angioy prend la tête d'un mouvement antiféodal dans le nord, avant d'être vaincu en 1796 et de finir sa vie en exil à Paris. De cette période restent deux symboles : la date du 28 avril, devenue en 1993 la fête régionale Sa Die de sa Sardigna, et le chant Procurade 'e moderare de Francesco Ignazio Mannu, hymne officiel de la région depuis 2018.
Le point de bascule le plus sous-estimé est l'éradication du paludisme après la Seconde Guerre mondiale. Jusque-là, les zones côtières basses étaient dangereuses et peu habitées : c'est ce qui explique que tant de villages sardes anciens soient perchés à l'intérieur, loin de la mer.
Le tourisme balnéaire, lui, ne démarre qu'ensuite. La Costa Smeralda, lancée au début des années 1960, invente une côte qui n'existait pas.
| Date | Événement |
|---|---|
| 1861 | La Sardaigne entre dans le royaume d'Italie unifié |
| Fin XIXe | Essor minier dans l'Iglesiente et le Sulcis, puis déclin au XXe siècle |
| 1920-1930 | Assèchement de zones marécageuses et fondation de communes nouvelles |
| 1946-1951 | Campagne d'éradication du paludisme, qui transforme la côte |
| 1948 | Statut spécial d'autonomie de la région |
| 1962 | Naissance de la Costa Smeralda et du tourisme haut de gamme |

Créée le 1er mars 1915 avec deux régiments, le 151e formé à Sinnai et le 152e à Tempio Pausania, la brigade Sassari est composée presque entièrement de Sardes. Ses soldats, réputés au corps à corps, sont surnommés « diables » par les Austro-Hongrois. Ils reprennent le mot à leur compte, Dimonios en sarde. Elle sort de la guerre comme l'une des unités les plus décorées de l'armée italienne.
Ses pertes sont énormes, et l'expérience partagée du front forge une conscience sarde nouvelle. L'officier Emilio Lussu en tire un récit, Un anno sull'altipiano, et fonde en 1921 le Parti sarde d'action, qui porte la revendication d'autonomie jusqu'au statut de 1948. Les deux régiments existent toujours, basés à Sassari et à Cagliari, et un musée leur est consacré à Sassari.
Une région autonome à statut spécial, une langue reconnue, un drapeau omniprésent et un rapport à l'Italie qui n'a rien d'évident pour les habitants. Beaucoup de Sardes disent « aller en Italie » pour parler du continent.
Cette histoire se lit sur le terrain : les nuraghes dans les champs, les tours espagnoles sur les caps, les villages perchés loin des plages et les ruines minières du Sulcis. Voir les incontournables.
Chronologie établie d'après les repères historiques communément admis. Les datations de la période nuragique restent approximatives et discutées. Vérifié le 24 août 2026.
Parce que le royaume de Sardaigne, passé à la maison de Savoie en 1720, est celui qui a mené l'unification italienne. En 1861, il devient le royaume d'Italie, et l'île en fait partie depuis.
Non. Une expédition française a tenté de prendre Cagliari et La Maddalena en 1793, et elle a échoué. L'île est passée de l'Aragon et de l'Espagne à la Savoie, puis à l'Italie.
Les études génétiques récentes montrent une forte continuité avec les premiers agriculteurs arrivés au Néolithique, plus marquée que dans le reste de l'Europe, surtout dans les zones montagneuses de l'intérieur. Les apports phéniciens, romains et ibériques se sont ajoutés sur ce fond ancien.
La civilisation nuragique, entre 1900 et 730 avant notre ère environ. Elle n'a laissé aucun texte, si bien que la fonction exacte des tours reste débattue entre forteresse, habitat, silo et lieu de culte.
En 238 avant notre ère, à la suite de la première guerre punique et au détriment de Carthage. Rome contrôla les plaines et les côtes sans jamais soumettre entièrement l'intérieur montagneux.
Quatre royaumes sardes indépendants nés de l'affaiblissement byzantin : Cagliari, Arborea, Torres et Gallura. Ils ont donné à l'île sa seule période de gouvernement autonome avant l'époque contemporaine.
La souveraine du giudicato d'Arborea qui promulgua la Carta de Logu à la fin du XIVe siècle, un code de lois resté en vigueur des siècles durant. Elle demeure la figure historique la plus populaire de l'île.
Depuis 1948, avec un statut spécial qui lui confère des compétences propres. Elle était entrée dans le royaume d'Italie unifié en 1861, après deux siècles de domination savoyarde.