
Les principales villes de Sardaigne
Six communes seulement dépassent 30 000 habitants. Tout le reste de l'île est un pays de villages, et c'est la clé pour comprendre la Sardaigne.
Mis à jour le
Le classement en une phrase
Cagliari (environ 146 000 habitants) devance Sassari (120 000), puis viennent Quartu Sant'Elena, Olbia, Alghero et Nuoro. Ces six communes sont les seules à dépasser 30 000 habitants. Oristano les suit de près avec 29 888 habitants, juste sous la barre. La grande majorité des 377 communes sardes en comptent moins de 5 000.
Cagliari au sud, Sassari au nord-ouest
Six communes au-dessus, Oristano juste en dessous
La grande majorité sous 5 000 habitants
Le tableau des principales communes
Un point mérite d'être signalé : Oristano se situe désormais juste sous la barre des 30 000 habitants, après l'avoir dépassée fin 2024. L'écart se compte en dizaines d'habitants, ce qui a des conséquences fiscales directes pour les retraités étrangers.
| Ville | Province | Population |
|---|---|---|
| Cagliari | Cagliari | 145 981 |
| Sassari | Sassari | 120 231 |
| Quartu Sant'Elena | Cagliari | 67 869 |
| Olbia | Sassari | 61 739 |
| Alghero | Sassari | 41 765 |
| Nuoro | Nuoro | 32 718 |
| Oristano | Oristano | 29 888 |
Ce que chaque ville est vraiment
Cagliari, la capitale
145 981 habitants
Institutions régionales, université, port, aéroport d'Elmas et l'offre de soins la plus complète du sud. Une vraie ville méditerranéenne, active toute l'année. Voir la page capitale.
Sassari, le pôle du nord
120 231 habitants
Deuxième ville, université ancienne, centre administratif du nord-ouest. Moins touristique que Cagliari, davantage tournée vers l'intérieur et vers Porto Torres.
Son territoire communal est le plus vaste de Sardaigne, environ 546 km², et l'un des cinq plus étendus d'Italie : il descend jusqu'à la mer, avec la plage de Platamona, et englobe une campagne d'oliveraies. L'université a pour origine le collège ouvert par les jésuites en 1562. Que voir et quand y aller : notre guide de Sassari.
Quartu Sant'Elena
67 869 habitantsTroisième commune de l'île par la population, mais elle fonctionne comme une extension résidentielle de l'agglomération de Cagliari, avec un accès direct au Poetto.
Olbia, la porte de la Gallura
61 739 habitants
Le premier aéroport de l'île en trafic estival et le port qui commande l'accès à la Costa Smeralda. La ville en elle-même est plus fonctionnelle que belle, mais c'est un point d'entrée incontournable.
Alghero, la catalane
41 765 habitants
Vieille ville fortifiée, forte identité catalane, aéroport de Fertilia. La destination la plus immédiatement séduisante du nord-ouest, et la plus fréquentée en été.
Nuoro, la ville de l'intérieur
32 718 habitants
Capitale culturelle de la Barbagia, patrie de Grazia Deledda, prix Nobel de littérature. Perchée à quelque 550 m d'altitude, loin de la mer, avec un hiver bien réel.
Oristano, l'ouest
29 888 habitants
Héritière du giudicato d'Arborea et d'Eleonora, célèbre pour sa Sartiglia de carnaval. Proche des étangs, de la péninsule du Sinis et des plages de quartz.
Trois villes pour une première base
Photo : Hotels.comCentre, près du port★★★★Hotel CatalunyaÀ cinq minutes à pied du port et de la tour de la Maddalena : on rentre dîner dans la vieille ville sans reprendre la voiture.Port et remparts à 5 minCentre-villeVoir les prix à mes dates
Photo : Hotels.comMarina, au pied du Castello★★★★Regina Margherita HotelUn quatre-étoiles classique au bas du Castello : la via Roma, le port et les trattorias de la Marina se font à pied.Marina et Castello à piedParking gratuitVoir les prix à mes dates
Photo : Expedia GroupCentre historique★★★★Hotel Centrale9,0/10134 avis Hotels.comEn plein centre, à côté de l'église San Paolo : le Corso Umberto, les restaurants et le port se font à pied.Corso Umberto à piedMusée archéologique à 5 minVoir les prix à mes dates Notes Hotels.com relevées en novembre 2026. Prix et disponibilités selon vos dates, sur Hotels.com.
Les villes moyennes qu'on oublie
Sous ces sept villes, sept autres communes comptent entre 20 000 et 30 000 habitants. Plusieurs sont de simples prolongements de Cagliari : Selargius (28 272 habitants), Assemini, Capoterra ou Sestu vivent au rythme de la capitale, avec ses embouteillages du matin et ses prix immobiliers plus doux.
D'autres ont une histoire propre, souvent liée aux mines et aux grands travaux du XXe siècle.
Iglesias, la ville minière ancienne
Fondée au XIIIe siècle sous domination pisane sous le nom de Villa di Chiesa, elle a vécu de l'argent et du plomb du Sulcis-Iglesiente jusqu'à la fermeture des mines. Centre historique intact, semaine sainte très suivie.
Carbonia, la ville de fondation
Première pierre posée en juin 1937, inaugurée en décembre 1938 pour loger les mineurs du charbon : c'est un ensemble d'urbanisme des années 1930 rare en Italie. La mine de Serbariu abrite aujourd'hui un musée du charbon.
Porto Torres, le port du nord-ouest
Ancienne colonie romaine de Turris Libisonis, c'est là qu'arrivent les ferries de Toulon et de Sète. La basilique romane de San Gavino est l'une des plus grandes de l'île. Voir les ferries depuis la France.
Arborea, la ville sortie des marais
Fondée en 1928 sur un étang asséché au sud d'Oristano, peuplée de colons venus de Vénétie et du Frioul, elle a porté le nom de Mussolinia jusqu'en 1944. C'est aujourd'hui le principal bassin laitier bovin de l'île.


Ces villes restent sous le seuil de 30 000 habitants qui conditionne le régime fiscal des retraités étrangers. Elles offrent souvent l'essentiel des services d'une ville, des loyers bas et une vie à l'année, sans la saisonnalité des communes balnéaires.
Un pays de villages
La Sardaigne compte 377 communes, dont l'immense majorité sont de petites entités rurales. Beaucoup ont perdu la moitié de leur population en deux générations, sous l'effet de l'exode vers la côte et vers le continent.
Le contraste avec la capitale est saisissant. C'est ce dépeuplement qui a donné naissance aux dispositifs de maisons à un euro, et c'est aussi lui qui explique qu'un village entier puisse n'avoir ni pharmacie ni école.
377 communes
Pour environ 1,57 million d'habitants.
Moins de 5 000
La taille de la grande majorité des communes.
Maisons à 1 €
Une réponse de certains villages au dépeuplement.
Pour un futur résident, la vraie question n'est pas la beauté du village mais la distance au premier hôpital et la présence de commerces ouverts hors saison.
Le lien avec la fiscalité
Le régime des retraités étrangers à 7 % est réservé aux communes de moins de 30 000 habitants. Six communes sardes seulement en sont exclues, celles du haut du tableau ci-dessus. Autrement dit, la quasi-totalité de l'île est éligible. Voir les communes éligibles.
Choisir une ville pour y vivre
Pour une installation à l'année, quatre critères départagent les villes bien plus que le charme du centre : l'hôpital, l'aéroport, la vie hors saison et l'administration.
Les soins
Les plateaux techniques complets se trouvent à Cagliari et à Sassari, toutes deux villes universitaires avec faculté de médecine. Olbia et Nuoro ont des hôpitaux de référence pour leur zone. Plus on s'en éloigne, plus le moindre examen spécialisé coûte une journée de route. Voir l'inscription au système de santé.
Les liaisons
Cagliari, Olbia et Alghero ont chacune un aéroport ouvert toute l'année, mais l'offre internationale fond en hiver, surtout à Olbia et à Alghero. Voir les trois aéroports. Sassari profite d'Alghero, à une demi-heure. Nuoro et Oristano sont à plus d'une heure du premier aéroport.
La vie hors saison
Cagliari et Sassari vivent toute l'année grâce à leurs universités et administrations. Alghero et Olbia ralentissent nettement de novembre à mars. Les stations balnéaires, elles, ferment presque entièrement.
Les démarches
La résidence se déclare à la mairie de la commune choisie, et c'est elle qui détermine l'éligibilité aux régimes fiscaux. La procédure est détaillée dans l'inscription à l'état civil.
Les guides par ville détaillent quartiers, loyers et vie quotidienne : s'installer à Cagliari, à Alghero ou à Olbia. Pour l'intérieur, voir vivre en Barbagia. Hors des villes, la voiture n'est pas une option : aucun réseau de bus ne permet de vivre dans un village sans véhicule.
Pour visiter ces villes et leurs environs, les visites guidées et les excursions se réservent sur place ou à l'avance. Voici celles que les voyageurs notent le mieux sur l'île.
Toutes les activités en Sardaigne
Populations d'après les données ISTAT du censimento permanente relayées par tuttitalia.it, estimation au 1er janvier 2026. Vérifié le 24 août 2026.
Questions fréquentes sur les villes de Sardaigne
Quelles sont les plus grandes villes de Sardaigne ?
Cagliari avec environ 146 000 habitants, puis Sassari avec 120 000, Quartu Sant'Elena, Olbia, Alghero et Nuoro. Ces six communes dépassent 30 000 habitants. Oristano est juste derrière, à 29 888 habitants (ISTAT, 1er janvier 2026).
Combien de communes compte la Sardaigne ?
377, dont la grande majorité comptent moins de 5 000 habitants. Beaucoup de villages de l'intérieur ont perdu la moitié de leur population en deux générations.
Quelle ville choisir pour s'installer ?
Les villes moyennes offrent le meilleur compromis sur la durée, parce qu'elles combinent hôpital, commerces ouverts toute l'année et transports. L'intérieur est bien moins cher mais éloigne des services.
Oristano dépasse-t-elle 30 000 habitants ?
Non, elle est repassée juste en dessous après avoir dépassé le seuil fin 2024. L'écart se compte en dizaines d'habitants, ce qui impose de vérifier la publication ISTAT en vigueur à la date du transfert de résidence.
Quelle est la plus belle ville de Sardaigne ?
Alghero fait l'unanimité pour sa vieille ville fortifiée et son identité catalane. Cagliari retient davantage ceux qui cherchent une vraie vie urbaine, avec son quartier du Castello perché au-dessus du port.






