
Cagliari : Visite guidée du site de l'UNESCO Su Nuraxi di Barumini
- 5 à 6 h
- Annulation gratuite
4,9(213 avis)
dès70 €/ pers.
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Photo : Norbert Nagel · CC BY-SA 3.0Environ sept mille tours de pierre sèche, la plus forte densité de mégalithes d'Europe, et une civilisation dont on ignore encore la langue.
Mis à jour le
Un nuraghe est une tour tronconique en pierre sèche, bâtie sans mortier entre environ 1900 et 730 avant notre ère. On en recense près de sept mille ; leur fonction exacte reste discutée.
Su Nuraxi di Barumini, classé à l'UNESCO
Santa Cristina et Losa, sur l'axe SS131
Une voiture : les sites sont en zone rurale
Du bronze moyen jusqu'à la pression carthaginoise, soit plus d'un millénaire. Les tours les plus complexes ajoutent des bastions et des villages autour de la tour centrale.
On ne sait pas trancher. Tour de guet, habitat fortifié, entrepôt, marqueur de statut : les hypothèses coexistent et ne s'excluent pas. Se méfier des pages qui affirment.
Des tombes des géants, sépultures collectives allongées, des puits sacrés à l'appareillage remarquable, et des bronzetti, statuettes de bronze qui disent l'essentiel de ce qu'on sait de cette société.
Avant les tours à coupole, 300 à 400 proto-nuraghes : des masses de pierre trapues, rarement plus hautes que dix mètres, traversées par des couloirs. Nombreux dans le Marghine et la Planargia.
Des huttes rondes en pierre, couvertes à l'origine de bois et de branchages, serrées au pied d'un nuraghe ou d'un puits sacré, souvent avec une cabane des réunions à banc circulaire.
La langue parlée, l'organisation politique, la raison du nombre de tours et les circonstances du déclin. Cette part d'inconnu fait partie du sujet.

Inscrit au patrimoine mondial en 1997, ce fut longtemps le seul bien sarde de la liste, jusqu'à l'entrée des domus de janas en 2025. La tour centrale est entourée de quatre bastions et d'un village entier, et reste le point d'entrée évident pour comprendre le sujet.
Les fouilles, conduites entre 1950 et 1957 par Giovanni Lilliu, archéologue né à Barumini, ont mis au jour une cinquantaine de huttes circulaires. La tour centrale est généralement datée entre le XVIIe et le XIIIe siècle avant notre ère ; le bastion et l'enceinte extérieure sont venus ensuite, par étapes.

Gardez du temps pour le bourg. Sous Casa Zapata, palais baronnial du XVIe siècle devenu musée en 2006, des travaux ont révélé en 1990 un second nuraghe, le Nuraxi 'e Cresia, que l'on observe depuis des passerelles et des planchers vitrés. Un billet combiné couvre Su Nuraxi, Casa Zapata et le centre Giovanni Lilliu.
La visite se fait uniquement en groupe accompagné, avec des départs réguliers. Comptez une à deux heures sur place : le site est à environ une heure de Cagliari et un peu plus de deux heures d'Olbia.
Horaires, tarifs et modalités de visite changent d'une saison à l'autre et ne sont pas publiés ici : vérifiez-les auprès du gestionnaire du site avant de vous déplacer. Un site fermé à l'arrivée gâche une journée entière de route.
Sans voiture, des excursions guidées partent de Cagliari : Su Nuraxi seul, Su Nuraxi avec le musée de Casa Zapata, ou Barumini combiné avec la Giara et une dégustation de vin.

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L'une des tours les mieux conservées de l'île, dans la vallée des nuraghes, à portée d'une journée depuis Alghero. Le donjon central culmine encore à environ 17,5 mètres, sur trois niveaux à l'origine. Trois tours d'angle, reliées par des couloirs éclairés de meurtrières, dessinent un triangle autour de lui. Les habitants l'appellent sa domo de su re, la maison du roi.
Bien visible depuis la SS131, près de l'embranchement vers Nuoro : une halte commode entre Cagliari et Sassari. Plan trilobé, entièrement en basalte, avec un donjon daté des XVe-XIIIe siècles avant notre ère et une enceinte qui englobait le village. Une tombe des géants se trouve à proximité.

Le géant rouge, bâti en basalte rougeâtre, l'un des plus vastes complexes de l'île avec son bastion à cinq tours. Dans le sud-est intérieur, à l'écart des circuits.

L'un des plus beaux exemples d'architecture nuragique de l'eau : un escalier trapézoïdal de 25 marches descend vers une chambre en coupole de près de 7 mètres, autour du XIe siècle avant notre ère. Une hypothèse, discutée, veut que la lune s'y reflète à la verticale tous les dix-huit ans et demi. Le site réunit aussi une église romane et ses maisons de pèlerins, les muristenes.


Un village nuragique niché dans une doline effondrée du Supramonte, invisible depuis l'extérieur. On y accède par une randonnée depuis la vallée de Lanaittu, côté Oliena et Dorgali : voir la page randonnée et le guide de la Barbagia.

Entre la rade d'Alghero et Porto Conte, une tour principale du XVe-XIVe siècle avant notre ère et une cinquantaine de huttes visibles, sur les quelque deux cents du village d'origine. Dans la cabane des réunions, une maquette de nuraghe en grès trône sur un autel (l'original est au musée de Sassari). Le site le plus simple à caser dans un séjour à Alghero.

Dans la vallée de Capichera, La Prisgiona est un nuraghe à trois tours dont la chambre centrale monte à plus de huit mètres, entouré de 90 à 100 huttes. Le puits de la cour, profond de plus de sept mètres, contient encore de l'eau.

À quelques minutes, la tombe des géants de Coddu Vecchiu dresse sa stèle centrale au bout d'une sépulture collective. Les deux se combinent facilement avec un séjour sur la Costa Smeralda.

La plupart des sites n'ont qu'une signalétique sommaire. Trois repères permettent de comprendre ce que l'on regarde sans guide.

Levez la tête dans la chambre : la voûte, dite tholos, n'a pas de clé. Chaque assise déborde légèrement de celle du dessous jusqu'à refermer le cône, sans mortier.
Les tours à étages cachent un escalier qui tourne dans la maçonnerie. À Santu Antine, il fait un tour complet. Marches hautes et sombres : prenez une lampe.
Trois couronnes : le bastion de tours reliées, une enceinte plus basse, puis les fondations des huttes. Souvent des ajouts postérieurs de plusieurs siècles à la tour.
Les objets trouvés dans les nuraghes ne sont pas restés sur place. Pour voir les bronzetti, guerriers, archers, offrants et barques miniatures, passez par le musée archéologique national de Cagliari, dans la Cittadella dei Musei, qui conserve la collection de référence. Une à deux heures suffisent, à combiner avec un séjour à Cagliari.

Le même musée expose la majorité des géants de Mont'e Prama, statues de pierre grandeur nature découvertes en 1974 par un agriculteur près de Cabras. Les quelque cinq mille fragments ont attendu trente ans avant d'être réassemblés : on compte environ vingt-huit statues de boxeurs, d'archers et de guerriers, et des maquettes de nuraghes. Le reste est au musée civique de Cabras, près de la péninsule du Sinis.

Ne confondez pas avec les domus de janas, tombes creusées dans la roche, plus anciennes, du Ve au IIIe millénaire avant notre ère. Elles ont été inscrites à l'UNESCO en 2025, deuxième bien sarde de la liste.
Aucun de ces sites n'est correctement desservi par les transports publics : la voiture est nécessaire. Des excursions organisées partent de Cagliari et d'Oristano pour Barumini.
Barumini le matin, puis Santa Cristina et Losa l'après-midi, tous trois sur ou près de la SS131.
Santu Antine et la vallée des nuraghes depuis Alghero ou Sassari, avec Palmavera en fin de journée.
Pour les temps de route, voir la carte de la Sardaigne. Pour un séjour plus large, nos itinéraires d'une à deux semaines passent tous par l'intérieur, et la sélection des sites majeurs situe Barumini parmi les autres priorités.
Les trois formes circulent. Nuraghe est le singulier italien, nuraghi son pluriel, et nuraghes la forme francisée que nous employons ici. Aucune n'est fautive.
Le récit historique complet, des Phéniciens aux judicats, est sur l'histoire de la Sardaigne.
Photo : fadda domenico · CC BY-SA 3.0Le Sinis, Tharros et Mont'e PramaLa péninsule des géants de pierre, du site punico-romain de Tharros et des plages de quartz.Lire le guide Une tour tronconique en pierre sèche, montée sans mortier, caractéristique de la Sardaigne de l'âge du bronze. Les plus anciennes remontent à environ 1900 avant notre ère. Leur fonction exacte, défensive, résidentielle ou religieuse, reste débattue.
Environ sept mille sont recensés, soit la plus forte densité de constructions mégalithiques d'Europe. Beaucoup ne sont que des vestiges arasés. Quelques dizaines seulement se visitent dans de bonnes conditions.
Su Nuraxi di Barumini, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997. La visite se fait obligatoirement en groupe accompagné. Santu Antine et Arrubiu sont d'excellents compléments, moins fréquentés.
La civilisation nuragique, société de l'âge du bronze propre à la Sardaigne, active entre le XIXe et le VIIIe siècle avant notre ère environ. Elle a aussi laissé des tombes des géants, des puits sacrés et des bronzetti.
Difficilement. Su Nuraxi, Santu Antine, Losa et Arrubiu sont en zone rurale et mal desservis par les transports publics. Des excursions organisées partent de Cagliari et d'Oristano.